Des nouvelles de notre projet (juillet 2020)

Des nouvelles de notre projet (juillet 2020)

Quel silence depuis près d’un an ! Avons-nous abandonné, changé de position vis à vis de l’effondrement ? Que nenni ! J’ai souvent pensé à écrire, et n’ayant pas pris la peine de le faire, je me suis enterré sous une pile d’idées que je n’ai pas pris le temps de coucher sur papier. Et pourtant, il y en avait des choses à dire ! Alors ce sera un article un peu fourre-tout, juste histoire d’informer les quelques personnes qui nous suivent de la direction que nous avons pris avec mon épouse, et des étapes que nous avons franchies.

CONFIN’EFONDREMENT

Bon… Entre nous… Qui n’y a pas pensé ? Déjà parmi les effondristes, mais il y a également eu quelques changements dans notre entourage. Ayant eu mon père au téléphone pratiquement tous les jours depuis le début du confinement (restaurateur de profession, il a eu subitement un peu de temps libre pour réfléchir…). Après plusieurs semaines de repos forcé, il me pose une question, sur le ton de la confidence:

“- Tu n’as pas remarqué que je remets de moins en moins en cause ton idée d’abandonner ton travail et ton statut pour aller vivre à la campagne ?
– Si, si…
– Et tu ne me demandes pas pourquoi ?
– Bha certainement que j’ai tellement dû te saouler avec mon projet que j’ai fini par t’avoir à l’usure !
– Non, non… Pas du tout. Mais ça fait des semaines que je réfléchi au fait que je ne vous ai pas vu grandir ta soeur et toi, et que la plus grande des petites filles va partir étudier à Bordeaux, j’ai jamais assisté à un de ses matchs de Basket, j’ai quasiment jamais vu les jumeaux jouer au foot… Alors c’est sûr, je vis un peu mieux que la moyenne, et j’ai bossé toute ma vie pour avoir 10 ans d’une retraite profitable… Mais je me demande si tu n’as pas raison en fait…”

BAM ! Le coup bien sec derrière la tête ! Mon papa à moi, chantre du système du : travaille à l’école, travaille, économise, travaille encore, fait toi du capital, travaille… qui se mets à réfléchir sur le sens de la vie ? Mais il est bien ce confinement en fait !

De mon côté, le confinement a été l’occasion de repenser et rêvasser longtemps sur cette superbe maison à la campagne. Car oui, on ne l’aura jamais autant désiré que maintenant (effondrement ou pas d’ailleurs, je ne supporte pas la vie citadine)

COVID-19 : Signe de l’effondrement ?

Houuuu le sujet casse gueule par excellence ! De façon très pragmatique, nous ne pouvons pas ne pas considérer une crise provenant d’une zoonose comme le signe d’une humanité qui a une trop forte emprise sur l’éco-système terre. Sanitairement parlant, c’était une crisounette par rapport à ce qu’il pourrait nous arriver. Ce type de pandémie est cyclique, et la plupart de toutes les maladies graves que nous avons connues au court des siècles passés ont une cause commune, notre proximité avec les animaux et la mutation des virus (qui sont des êtres vivants avant tout faut-il le rappeler). Le taux de mortalité était très bas et malgré tout, et cela n’a pas empêché de mettre notre système de santé en grande tension, sans parler de notre économie… En cela je vois un grand avertissement. Ce qui a permis l’émergence de beaucoup d’appels à la construction d’un “monde d’après”. je l’appelle aussi de mes voeux, mais le coeur de l’homme ne changeant pas, quelques points de croissance reviennent et toutes les bonnes intentions s’envolent. Les vœux du premier de l’an ne résistent souvent pas au lendemain….

La crise économique qui va nous tomber sur le coin de la figure par contre risque d’être sévère. Et même si la population occidentale est habituée désormais à devoir se serrer la ceinture pour que lui survive l’économie (alors qu’on est d’accord, ce devrait être l’inverse), les 5 prochaines années ne s’annoncent pas roses. L’indicateur à suivre est du côté des producteurs de pétrole de Schistes aux USA. Pour ceux que ça intéresse, j’ai fait une analyse qui semble se vérifier, sur un article LinkedIn nommé:

Si le pétrole de schiste meurt, l’économie mondiale lui suivra

Nous avons trouvé le lieu de notre future résidence refuge !

…Ou presque (et sans aucune transition, je vous l’avais dit que cet article ça serait le foutoir).
Nous cherchions depuis longtemps, dans une vallée très précise du Béarn, mais sans trop espérer… Alors, pourquoi me diriez vous ? Mais pourquoi quoi ? Pourquoi cette vallée dans le Béarn ou pourquoi ne pas espérer ? Bon aller, je suis pas radin, je réponds aux deux questions !

Pourquoi par là et pas ailleurs ? Y’a vraiment besoin d’argumenter..?

Pourquoi une vallée dans le Béarn ? Pour moi qui suis originaire du Pays Basque, c’est un véritable affront ! Mais ayant habité quelques années au pieds des Pyrénées, je suis tombé amoureux de ce coin. Lorsque j’y ai emmené mon épouse qui ne connaissait pas cette région, nous y avons passé seulement 5 jours en 2018 en compagnie d’un couple de personnes âgées qui m’était cher. Ses 30 minutes de pleurs en partant m’ont convaincu que je n’aurais pas besoin de lui demander son approbation pour venir habiter dans le coin. Je crois qu’elle aurait tout fait à ce moment-là pour ne pas avoir à remonter dans le 95.
Voilà pour le côté émotionnel. Pour le côté plus terre à terre, l’ouest des Pyrénées offre de très bonnes perspectives d’évolution vis à vis d’autres régions françaises lorsqu’on considère les différents scénarios du changement climatique:

– Situé légèrement en altitude et dans une vallée encaissée, l’aérologie ne permets pas seulement de donner du bonheur aux parapentistes (je vais m’y mettre), mais aussi une plus grande fraîcheur en été.

– Les conditions de climat sur le Golfe de Gascogne font que les nuages provenant de l’Atlantique viennent “taper” contre la chaîne montagneuse, faisant le bonheur de la végétation du côté nord des Pyrénées en même temps que le cauchemars des touristes de la côte basque, qui, pour les habitués, sortent avec serviette de plage ET parapluie, on peut avoir les 4 saisons en une seule journée de plage.

– La présence de nombreuses sources d’eau. Même si l’eau de pluie se raréfie, ce qui ne semble pas être le cas sur les modèles climatiques pour ce secteur, la présence d’une eau de source potable, provenant de nappes relativement protégées de toute pollution est un plus.

Pourquoi nous n’avions pas beaucoup d’espoir ? premièrement car le foncier dans ce secteur est rare. Notre projet étant également tourné vers l’accueil (aucun rapport direct avec la collapsologie pour le coup), nous avons besoin d’une surface habitable qui correspond à la création de chambres d’hôtes, mais également d’une surface du terrain d’environ 1ha, exploitable pour un jardin potager, une mini-forêt comestible, et quelques lieu reposant ou permettant l’échange ou la méditation/prière. Disposer dans une vallée encaissé d’une telle surface qui ne soit pas en pente trop forte est une gageure. Ce qui n’est pas exploité par les agriculteurs, s’il reste des parcelles, doivent valoir de l’or. Et nos moyens ne sont pas illimités.
en scrutant les rares annonces depuis 2 ans, nous avions bien trouvés quelques petites choses, mais dont nos amis nous ont systématiquement dissuadés. Et c’est là qu’il est important d’avoir des personnes “qui savent”. Elles connaissent le terrain, l’histoire, les gens, les prix… Et sont d’un précieux conseil.

Et là, oh ! un miracle !

Finalement, concours de circonstance aidant (nous on parle d’aide qui vient d’en haut, chacun son truc), nous allons nous retrouver à visiter une grange de 70m² habitable au sol, sur deux niveaux, avec possibilité d’extension sur les ruines d’une maison qui s’est effondrée (ha BAH TIENS DONC, effondrée, comme par hasard !!!), nous permettant de faire les chambres d’hôte. Elle est orientée sud-est, et la vue sur les montagnes (pas les plus hautes mais quand même, est superbe). Sur le terrain, une autre grange plus petite, prévue pour des animaux. Nous en ferions bien un lieu de convivialité pour les repas du soir à la fraîche. Bien que le terrain soit en pente assez prononcée, il fait 3,5Ha, soit largement plus que notre besoin. La grange principale est située sur le haut du terrain avec une vue sur une partie de la vallée, et le bas du terrain est relativement plat avec une rivière qui court sur 300 mètres en délimitation (le kiff). En plus, le terrain dispose d’une source. Voilà… Et ça “serait” dans notre budget.

Même un non croyant se poserait des questions devant tant de beauté.

Rien n’est signé encore, et la grange n’est pas encore vendable en l’état, car il s’agit d’un terrain agricole. Engagement est pris entre la mairie et le propriétaire qui doit faire venir eau et électricité pour le rendre habitable lors du vote du prochain PLU. Ce qui nous arrange, car nous aimerions bien disposer d’une à deux années d’économies avant de signer chez le notaire. Donc sur le papier, et pour le moment, tout semble parfait.

Comment nous préparons notre résilience ?

Là encore, quelques idées en vrac, car nos choix ont créé la surprise chez quelques personnes qui, comme nous ont une sensibilité à la protection de l’environnement.
Ma vision de la résilience fixe les moyens par lesquels nous voulons l’atteindre, il est donc bon de prendre quelques instants pour l’expliquer.

La résilience à un effondrement systémique, proche de la définition qu’en donne Yves Cochet, sur la possibilité que les services fournis par l’état cessent, ne provoque pas forcément une volonté de vivre dés à présent complètement coupé de ce que peut nous apporter la société. Résilience n’est pas autarcie. Se sont là deux objectifs différents appelant à des moyens différents, et ces objectifs ne sont pas opposables (aucune raison d’en faire un débat quoi).

Ma vision de la résilience m’amène à réfléchir à tout ce qui fait partie de nos besoins, de les classer, de voir ce qui pourrait être mis en défaut par un effondrement systémique, et comment le remplacer ou s’en passer. Je poserai ici deux exemples, la nourriture et l’énergie.

La résilience côté nourriture

Le but est de préparer un jardin-forêt et un potager qui nous permettrait de nous fournir suffisamment de calories alimentaires pour survivre. S’il est facile d’obtenir des légumes d’un potager, dépendre entièrement d’un potager nécessite de savoir comment stocker la nourriture d’une saison à l’autre, dans une quantité suffisante pour ne pas en manquer en hiver. Mais ceci n’impose pas que TOUTE notre nourriture soit produite sur place. Il y a en effet dans cette même vallée et à très petite distance des producteur de fromage desquels nous pourrions obtenir facilement du lait pour pouvoir avoir notre crème et notre beurre, ainsi que de la viande de façon épisodique. Mais également quelques éleveurs de porcs de montagne, canards, moutons, etc.

Il y a beaucoup de choses qui font partie de notre alimentation que nous ne pourrions pas produire chez nous, ou même de façon locale. Comme l’huile par exemple, le sucre, la farine, le CHOCOLAT, etc. Nous continuerons donc d’acheter certain de ces produits tant qu’ils sont disponibles, mais ils ne sont pas nécessaires à notre survie.

Moyenne de 10km/h à prévoir sur ce genre de route si, comme moi on s’arrête à chaque instant pour admirer et prendre le paysage en photo.

Le fait de produire notre propre alimentation suit également d’autres objectifs. Comme par exemple se détacher de la nécessiter de faire des heures de travail salariées (et donc dépendre du système, c’est de la résilience aussi) pour pouvoir manger, et donc réduire nos frais fixes.
Maîtriser la provenance de notre nourriture également. S’assurer de la bonne santé de nos enfants, mais surtout éviter qu’elle vienne de l’autre bout de la terre, ne participe à la pollution des sols et sous-sols, à la disparition des terres cultivables, aux inondations, etc. C’est donc un des moyens d’avoir une empreinte moins importante sur la terre, voire positive, en participant à une partielle reconstruction de la biodiversité.

La résilience côté énergie

On pense souvent “électricité” lorsqu’on parle d’énergie, mais en réalité c’est un peu plus complexe que cela. Car l’électricité est une énergie parmi tant d’autres, mais c’est sur ce que permet l’énergie qu’il faut se concentrer. Nous chauffer, cuire nos aliments, les conserver, éclairer, nous divertir.
Comme pour la nourriture, il convient de classer nos usages afin de savoir lesquels sont les plus importants et auxquels répondre en cas d’effondrement. Comme pour la nourriture, nos choix ont également un impact sur l’environnement et nous décidons de les prendre en compte.
Pour le confort climatique, une conception logique doit nous permettre de pouvoir utiliser le soleil l’hivers et de s’en protéger l’été. Un bon équilibre doit être trouvé entre surface vitrée et isolation afin de ne pas avoir besoin d’utiliser ni climatisation (je m’en suis toujours passé mais j’ai souffert) ni chauffage, ou au minimum. Un poêle à bois devrait faire son apparition, nous servant à la fois de cuisinière, de chauffage d’eau chaude, et de chauffage tout court. Mixer les usages permets un gain énergétique appréciable, le bois se trouvant facilement, mais nécessitera de planter beaucoup d’arbres sur un terrain qui a longtemps servi de prairie, pour être un maximum autonome sur la surface qui nous est allouée.
Important également d’avoir une cuisine d’été en extérieur, notamment pour le four à pain, pour éviter de trop chauffer l’intérieur (Eh oui, dans un si petit village, vaut mieux faire son propre pain, car le bilan carbone d’achat de baguette serait assez horrible, première boulangerie à 10km de mémoire).

Pour l’eau chaude, servant principalement à se laver, se serait panneau solaires thermiques aidés par le fameux poêle à bois. Surtout, nos standards d’une douche chaude quotidienne de 10mn par personne devra être revue. Dans notre famille, nous sommes déjà raisonnables, car nos douches sont courtes, et plus hebdomadaires que quotidienne. Néanmoins, difficile de dicter une façon de faire à des invités… Il faudra donc prévoir, quitte à utiliser moins.

Pour ce qui est de l’éclairage, privilégier les cycles du soleil est une réflexion aussi évidente qu’idiote. L’éclairage pourrait éventuellement se faire remplacer par la bougie, c’est déjà une mesure de résilience qui n’a jamais fait défaut. Pour aller plus loin, il faudrait savoir comment se faire ses propres bougies (c’est dans la to do list…).

En attendant, et c’est là où j’en ai fait tiquer… Pas de panneau solaire ni d’éolienne. Après plusieurs recherches sur le sujet, je me suis aperçu ce qui nous est vendu comme de l’électricité verte est un enfumage productiviste de plus pour faire tourner des usines et créer du capital (du greenwhashing quoi). Sans rentrer trop profondément dans le débat, je considère qu’il est moins coûteux au niveau empreinte écologique de me brancher sur un réseau électrique déjà existant et, surtout, très faiblement carboné, plutôt que d’acheter une éolienne et/ou des panneaux solaires, transformateur, onduleur et batteries. Nucléaire ou pas. Attention, ce choix est défini par un contexte, avant tout localisé et valable en France. Nous aurions acheté une bergerie à 10km de tout poteaux électrique que nous aurions certainement fait différemment.
la seule chose que j’envisagerais, éventuellement, est la possibilité d’installer une pico-centrale électrique si le dénivelé de la rivière est suffisant. Possible, à vérifier sur place.

Pas de conclusion. Enfin…

N’ayant pas développé d’idée précise dans cet article, il n’y a pas de conclusion non plus. Ayant quitté les réseaux sociaux il y a près d’un an (sauf LinkedIn pour le boulot), je ne sais pas si j’aurais encore des lecteurs ou du suivi, et si ces écrits serviront à autre chose qu’à me défouler sur un clavier. Car faut bien l’avouer, un partage sur Facebook et c’était des centaines voir des milliers de vues assurées.
j’attends donc beaucoup des retours via commentaires pour savoir si ce que j’écris est digne d’intérêt ou non.

4 réactions au sujet de « Des nouvelles de notre projet (juillet 2020) »

  1. Cher Bruno, mon message sera lui aussi fourre-tout.

    Tout d’abord, tu me vois attristé de ne voir aucune réponse sous cet article! Continue!

    Ensuite, je vais essayer de t’expliquer en quoi ton article me fait penser, et pourquoi ce genre de sujets me touche (et pourquoi il faut que tu continues à documenter tout cela ahaha)

    Je suis un jeune étudiant en médecine de 21 ans qui habite à Genève et qui vient de découvrir ton site .

    Depuis environ 2 ans je me renseigne de plus en plus sur un possible effondrement, notamment en ayant lu “comment tout peut s’effondrer” de Pablo Servigne.

    D’ailleurs, une partie de mes choix de vie se tourne assez naturellement vers des choix pensés sur le long terme, trois bons exemples à mes yeux sont avoir fait l’armée dans une unité particulièrement exigeante, suivre une formation dans le médical actuellement et avoir acheté un van et l’avoir rendu le plus autonome possible ainsi que m’être confronté à la mécanique.
    (ah et j’ai regardé 6 saisons de The Walking Dead ahahahaha)
    Etant suisse et brésilien, (et y’a quand même plus de place au Brésil que dans nos montagnes et quelques vallées) et ayant trouvé là bas une région stable, tempérée ainsi qu’un excellent ami ingénieur agronome motivé à créer une communauté résiliente là bas, mon choix commençait à se porter sur cette région.

    Cependant, mon intérêt pour une région en Europe grandit, malgré mon amour du Brésil, je préférerais élever mes enfants ici ne serait-ce que pour la base dont tu parles dans un de tes articles, la sécurité. (on pourrait aussi parler des potentiels risques de changements brutaux de climat au Brésil au vu de sa position géographique si l’Amazonie et son flux d’eau continue à se réduire)

    J’ai aussi trouvé un ou deux amis de mon âge profondément intéressés par cette idée, mais comme tu le dis, être aidé par des gens de la région est primordial. J’ai bien conscience qu’il faudrait que je commence à me renseigner mieux sur des endroits combinant le plus de critères possible et il me semble que tu as trouvé un petit coin de paradis, à énormément de niveaux.

    Je me rends compte ne pas avoir de but précis avec ce message, mais je sais que je veux en tout cas te remercier et t’encourager à continuer à partager ces idées et projets.

    Je serais ravi d’essayer de t’aider d’une façon ou d’une autre, ou de pouvoir un jour bénéficier de tes conseils,
    amicalement,
    Alexandre Rebmann

  2. Merci pour ce témoignage, relayé sur LCH (La Collapso Heureuse). Tu as quitté FB mais en fait, tu y es toujours, involontairement! Je vais désormais m’abonner au blog, la suite m’intéresse grandement!

  3. Salut autre Bruno,
    Content d’avoir de tes news, courage pour tes projets qui ressemble plus à de l’autonomie. Attention à la résilience, qui doit plus être une adaptabilité que de se relever après chaque choc et refaire pareil. Tu t’embarques dans des grands travaux qui dépendront de toi, de ta santé, de tes capacités, ne mise pas tout sur ce que tu peux faire aujourd’hui, mais voit ce que tu pourras faire demain.
    Sinon content aussi pour ton père, ça démontre que le sens qu’on donne à son existence nous rattrape à un moment et que les moments avec les proches, si bénins, futiles, simples, pathétiques des fois, sont d’une extrêmes richesses et sont ceux qu’on veut emmener avec nous à la fin.

    Bien à toi et continu !
    l’autre Bruno, le collapsonaute devenu maire adjoint à l’environnement avec un projet collapso 🙂

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